Interview de notre CEO et CTO dans l’AGEFI

Hardah: bilan après un Web Summit chargé

MERCREDI, 16.11.2016
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L’équipe de la start-up genevoise détaille son expérience une semaine après Lisbonne.

Pierre Brémon, Innovation Time

David Delmi. «Chacun a une vision propre de ce qu’est l’entrepreneuriat! Pour moi ce terme est parfois un peu trop démocratisé, banalisé… y compris au Web Summit où l’argent est omniprésent.»

Le média estudiantin Innovation Time a aussi suivi Hardah au Web Summit. Voici l’interview complète de David Delmi et Matias Cerchierini. Aussi disponible ici.

Le Web Summit s’est étalé sur trois jours, ce fut intense et très dense. Qu’en retirez-vous?

DD: De la densité on en retire des contacts, et de l’intensité des idées et de l’expérience! Pouvoir échanger en petit comité avec le vice-Président de Facebook est par exemple une excellente opportunité pour se renseigner et poser les bonnes questions. C’est un peu comme un consulting de luxe, une chance d’apprendre des meilleurs.

MC: L’événement étant très «grand public», il y avait peu de conférences traitant de sujets techniques avancés. Pour celles-ci, soit je n’ai pas pu y participer, soit je n’ai pas pu en tirer grand chose. Autrement, j’ai suivi quelques «round tables» (discussion entre une dizaine de personnes de niveaux différents sur un thème précis, ndlr), qui ont été très enrichissantes pour ma propre expérience mais malgré tout assez peu pertinentes avec Hardah.

L’événement s’est tout de même déroulé à une vitesse considérable, les conférences s’enchainaient toutes les 20 minutes et les visiteurs étaient très nombreux. Avez-vous pu en retirer des aspects positifs et constructifs?

DD: La journée de stand fut sans doute la plus fructueuse. C’est durant cette dernière que nous avons pu rencontrer le plus de potentiels partenaires et investisseurs internationaux. Les conférences étaient par contre trop courtes. Ce qui ne permettait pas d’entrer dans le détail et d’effleurer le potentiel des discussions. Mais certaines m’ont passionné. Je pense principalement au speech de l’acteur Joseph Gordon Levitt sur l’importance de créer des communautés et non des masses, des foules. Ou encore celle de Gary Vaynerchuk avec qui je partage beaucoup d’avis.

MC: Le Web Summit est intense car il est très vaste mais, comme le dit David, assez superficiel. On a pu apprendre des choses sur de nombreux acteurs allant de la start-up naissante à des géants comme Google, sans vraiment avoir l’occasion d’aller dans les détails pour chacun d’entre eux. Cela nous a quand même donné un bon aperçu de ce qui se passe actuellement dans le monde des entreprises du Web, et certaines conférences étaient vraiment inspirantes, voire encourageantes. Avec ceci et nos nombreuses rencontres, nous avons avant tout pu en profiter pour le côté entrepreneurial et pour stimuler nos ambitions.

Pensez-vous que la vision de l’entrepreneuriat véhiculée par le Web Summit est juste?

DD: Chacun a une vision propre de ce qu’est l’entrepreneuriat! Pour moi ce terme est parfois un peu trop démocratisé, banalisé…y compris au Web Summit où l’argent est omniprésent. Innover c’est écouter, se remettre en question constamment, passer par l’échec afin de mieux pouvoir marier la fonctionnalité avec le design, le fonctionnel avec le visuel. Entreprendre est difficile, très difficile. Ne le faites pas pour l’argent, mais pour l’innovation, l’imagination, la créativité et l’ambition de prédire le futur en le créant.

MC: Plusieurs facettes de l’entrepreneuriat sont montrées au Web Summit, et la vision qu’on en tire dépend au final de quel côté on aura regardé. Si on passe l’essentiel des trois jours à suivre des conférences, alors on ne verra que la perspective de sujets comme Facebook. Et ceux-ci ont des objectifs bien particuliers, comme par exemple d’envoyer des satellites ou des drones qui vont servir à rendre Internet globalement accessible. Mais le Web Summit est aussi une grande fourmilière de créativité, remplie de gens dynamiques, curieux et ambitieux. En se promenant entre les dizaines de stands des start-ups, et en discutant avec d’autres participants, on percevra cet autre côté de l’entrepreneuriat: la petite équipe qui part de zéro avec une idée précise pour tenter de la faire percer dans un monde très compétitif.

Il y avait quelques start-ups Suisse, mais très peu d’entre elles venaient de la région lémanique. Qu’est ce que cela fait d’être une «exception»?

DD: C’est dommage de voir si peu de startup de l’arc lémanique dans des évènements internationaux. Stimuler l’innovation et créer un cadre propice au développement de projets disruptifs est un de mes chevaux de bataille. J’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs représentants politiques en Suisse. Beaucoup partagent mon avis, mais il en faudra bien plus si l’on veut créer une »Lemanic Valley».

MC: De mon point de vue, les start-ups Suisses sont essentiellement centrées sur la recherche. Typiquement, l’EPFL héberge de nombreuses start-ups qui s’associent à un laboratoire, ce qui leur donne un financement, des ressources et de la visibilité. Elles s’y développent jusqu’au point d’être autonomes ou d’être rachetées par un plus grand groupe. Leurs besoins sont donc très différents d’une application web comme Hardah. Il est impératif pour nous de participer à des événements réguliers pour attirer l’attention sur nous et développer notre service. J’ai le sentiment que la Suisse n’a pas vraiment une culture de la prise de risque, comparé aux États-Unis par exemple, ce qui expliquerait pourquoi il y a peu de start-ups qui partagent notre situation.

Après le Web Summit, qu’est ce qu’il va se passer pour Hardah? Le Web Summit a-t-il changé la manière de concevoir et de développer ta start-up? 

DD: Je dirai plutôt que le Web Summit nous a conforté dans notre stratégie de développement produit. Echanger avec des visiteurs de tous les pays du monde nous a surtout permis de vérifier si notre produit peut aussi séduire à l’international, ce qui semble être le cas. Maintenant nous allons pouvoir passer à la deuxième étape de Hardah! Beaucoup de nouveautés sont à venir pour 2017.

Avez-vous rencontré de potentiels partenaires? 

DD: Nous avons pu rencontrer des représentants de IBM, Salesforce, Orange, l’Oréal et Carrefour entre autre, ainsi que de potentiels investisseurs. Nous allons débuter les dialogues qui pourront prendre du temps, mais c’est un excellent début.

Finalement, si vous deviez résumer votre expérience du Web Summit en 5 mots clés ce serait?

DD: 5 mots seulement? Disons persévérance (il en faut beaucoup dans ce métier), quantité (un peu trop de conférenciers différents), amitié car ça m’a permis de passer encore plus de temps avec Matias, échange et partenariats.

MC: Intensité, diversité, échange, ambition, et bière. Oui, les journées se terminaient chaque jour à 17 heures, il fallait bien s’occuper après ça!

 

 

http://www.agefi.com/quotidien-agefi/suisse/detail/edition/online/article/lequipe-de-la-start-up-genevoise-detaille-son-experience-une-semaine-apres-lisbonne-440835.html

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