Article AGEFI: Résumé du Web Summit avec HARDAH

Hardah: motivation au retour du Web Summit

JEUDI, 17.11.2016
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Bilan positif de son expérience avec en particulier des investisseurs potentiels. Les efforts sont redoublés pour concrétiser ces rencontres.

Johan Friedli

David Delmi. «A force de démocratiser et de vulgariser l’entrepreneuriat; il perd de son essentiel, de son essence, de ses valeurs.»

La start-up genevoise Hardah était présente au Web Summit la semaine dernière. L’Agefi a suivi l’équipe a cours de quatre journées mouvementées. L’événement était l’occasion idéale pour faire suite au récent lancement de leur interface graphique pour internet (à lire ici). «Il est tôt pour donner des tendances, mais en deux semaines, nous avons presque triplé nos utilisateurs (ndlr: environ 1000 actifs pour la version test)», précise David Delmi, fondateur et CEO.

Le voyage à Lisbonne avait pour but d’entrer en contact avec des investisseurs et de faire connaitre le site à un plus large public. Des objectifs qui semblent avoir été remplis mais une équipe qui repart avec un regard mitigé sur ce Web Summit. «A force de démocratiser et de vulgariser l’entrepreneuriat; il perd de son essentiel, de son essence, de ses valeurs», regrette David Delmi.

Ce grand rendez-vous a tout de même été fructueux et les nombreux efforts récompensés. Hardah y a rencontré deux investisseurs potentiels: un représentant d’une banque privée suisse et le vice-président d’une grande entreprise internationale.

La jeune entreprise a aussi eu l’occasion d’échanger avec des représentants d’IBM (notamment un vice-président), d’Orange, de Salesforce, L’Oréal, Carrefour et un groupe hôtelier. Si ces grands noms peuvent faire rêver, il reste encore à voir les résultats concrets de ces rencontres. Certains partenariats semblent véritablement porteurs et d’autres ressemblent plus à une tentative d’attirer Hardah dans leur écosystème.

La journée où la start-up a tenu son stand a été intense et épuisante. En dehors de la recherche d’investisseurs et de partenariats, c’était une occasion idéale pour promouvoir leur site. «Les utilisateurs potentiels étaient nombreux et nous ont donné des feedbacks constructifs. C’est ce que nous cherchions», raconte David Delmi.

Le grand showroom qu’était le Web Summit a aussi permis à Hardah d’étudier la concurrence potentielle. «Nous n’avons vu aucune start-up avec un produit similaire au notre. Ce qui nous conforte dans notre position de start-up disruptive.»

Hardah regrette la disproportion du sommet et ses conséquences. Les conférences extrêmement courtes, par exemple, ne permettaient que d’effleurer les sujets importants. «Nous avons aussi été agacés par le nombre de start-up présentes uniquement pour vendre leurs services d’externalisation. Une perte de temps!»

Les Genevois ont aussi eu du plaisir à rencontrer d’autres start-up suisses à Lisbonne. «Nous avons du talent en Suisse. Mais il manque une stratégie et une politique en faveur de l’innovation. Sans oublier la difficulté à trouver du capital risque et des business angels», regrette David Delmi (lire ci-dessous).

La timide culture de la prise de risque en Suisse

Le média estudiantin Innovation Time a aussi suivi Hardah au Web Summit. Voici un extrait de leur interview de David Delmi et Matias Cerchierini.

Parmi les start-up suisses, très peu venaient de la région lémanique. Une explication?

DD. C’est dommage de voir si peu de start-up de l’arc lémanique dans des évènements internationaux. Stimuler l’innovation et créer un cadre propice au développement de projets disruptifs est un de mes chevaux de bataille. J’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs représentants politiques en Suisse. Beaucoup partagent mon avis, mais il en faudra bien plus si l’on veut créer une «Lemanic Valley».

MC. Selon moi, les start-ups suisses sont essentiellement centrées sur la recherche. L’EPFL héberge de nombreuses start-up qui s’associent à un laboratoire, ce qui leurs donnent un financement, des ressources et de la visibilité. Elles s’y développent jusqu’au point d’être autonomes ou d’être reprises par un grand groupe. Leurs besoins sont donc très différents d’une application web comme Hardah. Il est impératif pour nous de participer à des événements réguliers pour attirer l’attention et développer notre service. J’ai le sentiment que la Suisse n’a pas vraiment une culture de la prise de risque, comparé aux États-Unis par exemple, ce qui expliquerait pourquoi il y a peu de start-ups qui partagent notre situation.

Le Web Summit a-t-il changé votre manière de concevoir et développer votre start-up?

DD. Je dirai plutôt que l’événement nous a conforté dans notre stratégie de développement produit. Echanger avec des visiteurs de tous les pays du monde nous a surtout permis de vérifier si notre produit peut aussi séduire à l’international, ce qui semble être le cas. Maintenant nous allons pouvoir passer à la deuxième étape de Hardah! Beaucoup de nouveautés sont à venir pour 2017.

L’intégralité de l’interview à retrouver sur agefi.com et innovation-time.com

http://www.agefi.com/quotidien-agefi/suisse/detail/edition/2016-11-17/article/hardah-bilan-positif-de-son-experience-avec-en-particulier-des-investisseurs-potentiels-les-efforts-sont-redoubles-pour-concretiser-ces-rencontres-440810.html

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